The child vs the adult

Avez vous déjà penser à ceci ? :

On passe notre vie d’adulte à guérir notre vie d’enfance. 

J’y pense depuis un bout moi. Parce que si on regarde la nature de la vie, tout ce qui se passe dans l’enfance reste pendant qu’on est adulte. J’parle par exemple, si on a vécu une enfance joyeuse, avec deux parents ensemble, des amis, des bonnes notes, c’est le genre de chose qui nous suivent après. On est heureux, on a une belle vision de la vie de famille, on a encore nos amitiés d’enfance pis on veut du succès dans tous ce qu’on entreprend. On est sain d’esprit parce que les bases qu’on a eu ont été saine aussi. Si on prend un exemple un peu plus rough, l’enfant qui va avoir été maltraité, ou qui va avoir vu un de ces parents ou les deux saoul, drogué alcoolique, qui a eu de la misère à l’école et qui ne s’intégrait pas facilement, cet enfant va avoir de la difficulté plus tard. Les répercussions vont être là. J’dis pas que étant adulte ce qu’on vit sa reste pas. Mais selon moi les bases c’est ce qui est le plus important. 
Quand je regarde mon enfance, j’avais un parent fort, stable. L’autre était alcoolique, drogué pis avait des problèmes. La partie de ma mère, la stabilité, le désir de réussir, pis d’être bonne dans ce que j’entreprend je l’ai d’elle. Plein d’autres choses aussi que j’ai de ma mère. Mais c’est beaucoup plus facile avoir le dessus sur ce genre de choses que la partie Dark que mon père m’a donner. Je devais avoir 3 ans j’ai vu mon père tellement saoul pis pas savoir ce qu’il faisait, il avait de la misère à marcher. Maintenant, les gens saoul qui ne savent pas se tenir, je suis pas capable, je m’enfuis. Même si c’est une bonne amie, ou genre quelqu’un à qui je tiens. Je fais juste m’en aller. Je suis pas capable. La partie où papa était pas à la maison, j’ai pas eu vraiment de présence paternelle constante, je le voyais, mais quand même pas beaucoup. Le sentiment d’abandon qu’il m’a transmit, je l’ai. Pis c’est fort. Je m’en suis vraiment rendu compte avec D quand il voulait partir, je pouvais pas le laisser partir parce que Papa s’en allait pis je perdais mon amoureux à la même occasion. Ça c’est à quel point le fait qu’il soit pas présent pis sa mort à eu sur moi. Sur ma personne. Tout le côté, party animal que j’ai, tout le côté que des fois je suis tellement down que j’ai de la misère à fonctionner, à respirer, c’est ça faute. Le côté Dark de moi même c’est à cause de lui. Parce que y me la transmis. 
Pourquoi je parle de ça ? Parce que je me rend compte que ma patience à des limites, pis que j’endure rien. Quand je suis tannée, je suis tannée. Pis la moindre affaire me donne envie de péter une coche. Je suis explosive. La mèche brûle des deux côtés. Pis ce soir, c’est pas mal ça qui est en train d’arriver. Je suis à boute de me répéter, de donner de l’énergie dans quelque chose que j’en ai plus rien à foutre. J’ai été contente toute la journée, j’ai vu la lumière au bout du tunnel, la fin de ce qui me rend triste. Aussitôt replonger dans ma réalité j’ai commencer à pogner les nerfs. J’ai commencer à pas bien feeler, à shaker par en dedans, avoir mal au coeur. J’ai commencer à faire de l’anxiété. Avoir envie de pleurer. J’allais faire une crise panique. Pis c’est tellement niaiseux c’est minime, c’est ça que je me dis, mais câline, je suis plus capable. Ma patience est atteint. J’ai l’impression de gérer des gens saoul à longueur de semaine pis c’est en train de me tué.
Tout ce que je décris en ce moment c’est des émotions que j’aurais pu ne pas avoir si j’aurais pas vécu toute la merde que j’ai vécu pendant mon enfance avec un parent dysfonctionnelle. Le bon côté dans tous ça ? C’est que je me sors souvent la tête haute quand des situations comme ça arrive, pis sa j’va vous dire, s’pas mon papa qui me la apprit, mais ma maman. Parce que comme elle, j’ai pas abandonner pis quitter tout le monde quand sa devenait difficile.
  • A oxox 

 


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