J’ai l’coeur gros comme un gun

Sortie de nulle part j’avais la tête replonger dans l’enfer des 4 ans qui viennent de passer. J’ai faillit tout casser. J’ai pleurer.

J’ai enfin tournée la page, ça c’est la bonne nouvelle guys. Je pensais jamais dire ça un jour, mais j’y suis arrivée enfin! J’ai enfin, finit le chapitre. J’ai enfin compris que le livre, même si tu le relis, 15 fois, sa reste toujours la même histoire. La phrase la plus courante, je pense c’est : Tu ravale jamais ton vomis ? Ben j’ai enfin finis de le ravaler le miens. Je suis tellement bien, j’ai plus à me soucié de rien, je fais ma vie pis lui la sienne. J’peux enfin respirer.. Du moins c’est ce que je pensais jusqu’à aujourd’hui..

Où je m’en vais avec ça c’est es ce que vous savez ce que la violence conjugale fais à quelqu’un ? Es ce que vous savez à quel point c’est difficile sortir de ça ? J’pense pas, à moins que vous l’ayez vécu.. Mais pour ceux et celle que non, laisser moi vous en dire un mot parce que je pense qu’on s’est pas bien compris. Au début tout est beau, la réalité c’est que tu rencontres cette personne pis toute est parfait, la personne est belle, avec un avenir, de l’argent, pas de problème apparent, une belle relation avec ses amis, sa famille, tout à l’air d’un compte de princesse de Disney genre. En amour, sont à l’écoute, sensible, attentionnée, toujours là, lover au boute, y démontre tout ce qu’on veut d’une relation.. Pendant je dirais, 2-3 mois, après ça, sa commence.. Pis yer trop tard pour back up parce qu’on est amoureuse. Moi j’étais amoureuse après la deuxième fois que je le voyais, ça été si vite, je m’en suis même pas rendu compte j’étais aveuglée par l’amour que j’avais déjà pour lui. C’était de la violence psychologique par contre, pas physique encore, ça commence par des petites affaires du genre : t’es pas pour rester au spring toute ta vie, ta job c’est de la merde, s’pas des bonnes amitiés que t’a, avec ta famille c’est de la marde, r’habille toi un peu, t’es tout nu dans rue! Des affaires de même, pis tsé sur le coup c’est offusquant, parce qu’on se dit ben voyons de quel droit y nous parle de même, mais après y’a tellement les bons mots pour convaincre, manipuler, rentrer dans la tête des choses qui sont pas nécessairement vraies.. J’ai commencé à perdre des amies à partir de s’te moment là, sa jouait sur ma job, sur mon rendement, avec ma famille aussi sa commençait à se dégrader petit à petit.On est pas encore dedans à 100% tsé on se dit ben non y veut notre bien pis c’est tout, s’pas méchant. On se rend pas compte qu’on perd tout le monde autour de nous. C’est arrivé un ans après qu’on soit ensemble, qui m’a frapper pour la première fois. Je suis partie assez vite, mais j’suis revenu assez vite aussi, y’a eu le don de faire pitié pis de me prendre par les sentiments. Pis pourtant c’est moi la victime dans l’histoire, mais je me suis dis ah non j’aurais pas du dire ça, ou y répondre sa serait pas arriver. Mais dans un couple normal sa arrive se chicané non ? De répondre quelque chose que oui peut-être t’aurais pas du, mais qu’au final, tu te fais pas frapper pour?! Ben moi à s’te moment précis, là, j’ai entendu avec moi même que c’était de ma faute que je me suis faite frapper par mon chum à s’te moment là. J’étais Fucked. Je regarde la Arianne de ce moment là, j’m’en rappel comme si c’était hier. Je me pensais au dessus de mes affaires, mais j’étais déjà perdue. C’était rendu que je travaillais dans sa ville, donc j’étais encore toujours rendu chez lui, ses parents j’étais pas leur pref, mais y m’acceptait parce que lui leur disais que j’étais la femme de sa vie pis que sans moi y’étais rien. À chaque fois qu’il y avait une chicane, je me faisais dire dégage, va t’en, va t’en chez toi. Alors je me suis finalement pris un appartement pour pouvoir être chez nous pis avoir la paix. Ça été pire, je me suis faite prendre par les poignets, par la gorge, poussé par terre d’une force que je pensais pas existante. J’ai eu peur pour ma vie, j’ai pleurer en petite boule à terre par peur de mourir. J’avais peur de mourir pis j’étais rendu toute seule alors la personne qui me consolait après ça c’était lui.  J’avais juste lui, pis quand j’avais des amies pour me changée les idées, y capotait parce que pour le temps d’une soirée, j’avais l’occasion de sortir, de m’amuser, de sortir de ma prison. Je le bloquais en plus, fake y pensait que je le trompais pis la j’étais rendu la hoe de service. J’ai eu peur pour ma vie à plusieurs reprise, je me suis souvent retrouver en boule dans un coin de mon appartement en pleurant pis en me demandant si le prochain coup allait arrêter toute ça. Je voulais que sa arrête. Je voulais en finir. J’pensais à ma mère, j’me disais que je pouvais pas lui faire ça une deuxième fois. Dans toute l’histoire, j’avais jamais de marque apparente, j’avais toujours l’air d’aller bien . Mais j’étais rendue vide. J’étais un coquillage sans sa perle. La Arianne qui était la en 2014 avant de le rencontré avait disparu.Le nombre de fois que j’ai essayer de m’en aller, et le nombre de fois qu’il a réussi à me faire revenir, je le compte même plus. Il m’avait par la tête, par le coeur, par le corps. J’étais sa marionnette. Je pensais comme lui, parlais comme lui, voulait les même choses que lui.  C’était mon centre de l’univers, sans lui je savais pas comment exister. Il voyait d’autre filles et j’étais encore là avec lui, pour lui faire à manger, le dorloter, dormir avec lui tout les soirs, à espérer qu’il soit dans le mood Arie..  En 2017, j’ai décider de faire le move de le laisser, après avoir perdu ma job au Spring, je retournais en appartement à Montréal aussi, je l’ai laisser pour de bon. Sa été le début de la fin pour de vrai. J’étais plus capable, je me suis dis c’est assez, je peux plus vivre ça. Encore une fois, j’ai eu raison un peu plus sur moi, je me suis quand même écouté, mais je rushais à savoir comment gérer des situations dans ma vie en général. Les deux meilleurs exemple que j’ai à donner c’est quand je feelais pas, que j’avais des migraines, il fallait que je gère ça toute seule comme une grande. C’était le genre de moment où, le gars pour qui je suis tombée amoureuse était présent à 100%, y s’occupait de moi, manquait la job pour être sur que j’aille bien.. Là, je me retrouvais toute seule, pis je devais m’occuper de moi. La deuxième situation, c’est les après brosses. Quand je rentrais seule chez moi et que j’avais personne à coller ou pour être là pour me parler si sa allais pas.. Personne pour me rassurer. Si non, à qui je parlais quand sa allais pas ? Il y avait des choses que seul lui savait de moi, des parties de moi que je montre pas à personne lui les savaient pis j’avais personne à qui parler. Alors je pleurais en silence, dans mon mal d’être, que je ne savais pas comment gérer. Faire des crises de panique toute seule c’est pas évident.. Je pensais mourir encore une fois. J’ai continué à le voir, cet été là, mais je faisais mes choses et lui les siennes, c’était dans la transition que je commençais vraiment à ré-apprendre à m’aimer, à fonctionner, à être moi, retrouver mes points de repaire, parce que j’en avais plus aucun. Je me suis refais amie, avec mes amies que j’avais perdu, re-gagner la confiance de ma famille aussi. J’en ai pas tant parler depuis le début, mais ma relation avec ma mère était non existante. Quand je la voyais, je me pognais avec lui, il me disait que ma mère me lavait le cerveau, que quand je revenais de chez elle, je pensais plus pareille, que je changeais.. Alors je venais quasiment plus. Je lui parlais quasiment plus, tout ce que je disais c’était des mensonges, comment ma relation allait mal, alors que la veille je m’étais faite violenté tsé.. Donc on a re-appris à se parler, à se côtoyer si on peut dire. Mes grands-parents avaient conscience aussi, mais moins quand même. J’en ai manqué des soupers, des occasions d’être avec eux pis j’en suis désolé encore aujourd’hui. C’est du temps que je peux pas rattraper malheureusement alors je focus sur le présent. Sur le temps que j’ai maintenant.

À l’automne 2017, j’ai vécu mon dernier moment de violence conjugale avec lui, de ma vie. Je travaillais et il s’est pointé à ma job, j’ai porté plainte. Tout ça, parce que je lui ai demander de me crisser la paix pour de bon, il a disjoncté.  Il y a eu des procédures criminelles, j’étais escorté par des policiers pendant sa date de cours. J’ai jamais été stressé comme ça de ma vie à savoir si j’avais pris la bonne décision. J’étais tellement mélangée, dans ma tête je me disais, j’peux pas croire que j’ai faite ça, mais es ce que lui réalise tout le mal qu’il m’a faite depuis qu’on est ensemble ? Es ce qu’il réalise que c’est à cause de tout ça qu’il est rendu où il est maintenant ? C’est tout ce que je voulais, qu’il se fasse aider. J’ai commencer mon blog, à ce temps de l’année, sa va faire 2 ans en novembre cette année et je suis fière de où je suis maintenant. Je suis fière de la personne que je réussi d’être malgré tout les sentiments, les émotions, les événements négatifs, les répercussions que sa engendre aujourd’hui. Je m’en suis bien sortie je trouve.

Et c’est pourquoi j’écris ce texte ce soir, c’est parce que si on passe pas par là, on s’est pas à quel point c’est difficile de sortir des griffes d’une personne de son genre à lui. À quel point on est perdu, plus nous même. Comment on est désorienté, qu’on s’est pas par où commencer. Qu’on a plein de mixte feeling, le soulagement, mais en même temps on est coupable.. On est en peine d’amour, mais on le sait que c’est pour le mieux. Le gros de la situation c’est ré-apprendre à être soi même. À vivre avec nous même, avec nos opinions, avec ce qu’on est en tant qu’individu indépendant.Ré-apprendre à penser, à parler, à dire ce qu’on pense, à être seule aussi. À se gérer. Parce qu’on pense avoir le contrôle, mais on l’a pas pantoute.. Une journée on pense être guérit, pis le lendemain, on a juste envie de pleurer pis de rester en petite boule.Sa m’a pris 1 ans au moins! C’est long quand c’est des up and down pendant 1 ans.. J’peux vous le dire. Mais s’pas le pire, le pire c’est que il y a sa version de l’histoire à lui! Qu’il est innocent, que y’a jamais rien faite, que c’est nous les pires parce qu’on l’a provoquer, qu’on est des Hoes, qu’on les a tromper à droite et à gauche, que lui y’a rien à se reprocher, que yer clean.. C’est sa parole, contre la mienne. Sa vérité contre MA vérité. On a ben beau dire ce qu’on veut pis dire, j’te jure c’est arrive comme ça, pis lui va avoir le dont de dire autre chose pis de convaincre la personne à qui y parle que c’est lui qui a raison. C’est ça leur spécialité. La manipulation. Jouer dans tête. C’est ça qui rentre dedans le plus après, ben beau être sortie d’affaire, avoir passer à autre chose, mais y’a quand même toujours des gens qui vont parler, pis des histoires qui vont ressortir avec encore là, pas la vérité que nous on a vécue dans les situations raconté. On passe pour les pires, quand c’est eux les Monstres. 

Apprenez à faire attention quand vous parlez de quelqu’un qui a vécu de la violence conjugale, vous savez jamais vraiment ce qui s’est réellement passer. Tout ce que je dis ici est vrai, comment je dis m’être suis sentie, je me suis réellement sentie comme ça. Pensez deux minutes. Quelqu’un qui se sent comme ça pendant une période de sa vie. Faite juste imaginez. 

Merci d’avoir lu. 

A.


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