Ce soir, il y a un brin de nostalgie qui m’envahit. Je suis dans mon appartement à Saint-Hubert depuis mercredi. Depuis mercredi que je dors toute seule. Que je suis dans mon ancien refuge. J’ai remarquer que je vis encore avec mes anciennes habitudes, je range mes choses où je les mettais quand j’avais des meubles et toutes mes choses. J’ai la même routine, mais dans un appartement vide. Ça fait quand même bizarre, je dois l’avoué. Je suis triste, mais en même temps soulagé, car enfin, je vois le bout de ce gros changement que 2022 m’a apporter. Je dirais qu’en ce moment j’ai peur, car c’est concret à 100%, il n’y a plus de marche arrière, mais je suis aussi contente. Contente d’avancer, de passer à autre chose. Le chapitre se termine et le nouveau commence demain, pour de vrai !
Je vis la dernière nuit, dans ma petite chambre qui est censé être à la base mon bureau. Je vis la dernière nuit dans mon lit, mon premier lit double que j’ai eu à moi. Aussi con que ça peut paraître, ça été mon premier refuge dans mes deux premiers appartements où je n’avais aucun sofa, aucun meubles, aucune vie, aucune chaleur, car je ne me sentais pas chez moi. C’était mon salon, ma table de cuisine, ma chambre. Le seul mobilier que j’ai trainé partout où j’ai été depuis mes 18 ans. Il tire à sa fin, après 8 ans de vie, à permettre à mon âme de se reposer. C’était un réconfort après chaque journée de savoir que même si mon appartement n’était pas meublé, j’avais quand même un lit où dormir et être au chaud. Le moment de soulagement parfait. Je vis la dernière nuit dans mon soulagement parfait qu’il a été toute ma vingtaine. Dernière nuit dans ma petite chambre avec un lit double qui rempli tout l’espace et qui me permettait de me sentir en sécurité dans mon 5 1/2. Une chambre sans rien sur les murs à part des capteurs de rêves et une petite table de chevet en coin. Pour moi une chambre vide, est un esprit claire et aucune distractions pour se réparer de notre vie surmenée. La dernière nuit que je passe ici toute seule, et aussi pour le restant de ma vie. J’ai juste de la nostalgie qui me rempli.
Demain, ce sera le déménagement complet. Je n’aurai plus rien, plus d’électro, toutes mes pièces vont être vide. Même si j’ai mon appartement techniquement jusqu’au 30 juin, ce ne sera plus chez moi à partir du 27 mai, officiellement. Je n’aurai même plus l’occasion de prendre une douche, il est temps d’amener le mini kit que je me laissais ici, mes oreillers, mes draps et de jeter mon rideau de douche. Je n’aurai plus de poêle, ni de frigo non plus pour survivre un minimum. Tout ce qui m’appartenait ne sera plus et ce jusqu’au luminaire de la salle de bain. Je ne serai plus à mon appartement à part pour voir si j’ai du courrier important qui rentre. C’est un sentiment amer que je ressens ce soir parce que j’ai revu tellement de souvenir ici, tellement de moments qui font en sorte que j’ai la vie que j’ai aujourd’hui. J’ai revu le moments où je suis venu visité, quand je suis emménager, quand j’ai commencé à voir ma femme, tous nos moments ici qu’on a eu ensemble sont unique, notre relation à grandi ici. Tous les moments où je me suis replier sur moi même pour guérir d’une chose que je trainais depuis un moment. Les projets que je m’étais fixé en arrivant ici. L’odeur de ma maison quand j’arrive. Et pour la première fois dans ma vie mon chez moi n’était pas quelqu’un ou une pièce, mais un appartement au complet. Je ressentis le sentiment que j’ai eu en déménageant toutes mes choses ici, tous les meubles que je me suis acheter, le sentiment de fierté pis le sentiment d’accomplissement de me dire que je suis capable moi aussi d’avoir un bel appartement tout meublé et mis à mon goût. J’étais devenu ma maison, dans ma propre maison. Ma sécurité provenait de moi. Le sentiment de se dire que peu importe ce qui arrive dans ma vie comme badluck, je n’étais plus prise à déménager, je n’étais plus lancer d’un bord et d’un autre, j’avais un endroit où retourné qui était le mien. Demain, ce sentiment de sécurité, je l’amène un peu plus loin que je me suis toujours dis que j’allais habiter, mais je l’amène avec moi, dans un nouveau chapitre, qui va me permettre d’ouvrir le plus beau chapitre de ma vie.
Demain, sera aussi la fin de mon emploi que j’occupe depuis presque 2 ans. Le 8 juin prochain ça aurait fait 2 ans que je faisais partie de la famille A.Gendron. Malheureusement, malgré mes efforts à trouver un moyen de continuer à aller au bureau, je n’en ai pas trouver et je me suis rendu à l’évidence que la vie m’envoyait des signaux et que je devais prendre ma démission que j’ai donner au mois de mars pour de vrai cette fois et arrêter de me battre. J’ai angoisser à me dire que je devais garder ma job pour une sécurité si jamais déménager aussi loin ne fonctionnait pas avec la fille de ville que je suis. Je me suis démerdé à essayer de trouver une solution qui était impossible financièrement, juste pour continuer à travailler ? Je me suis épuisée en essayant, alors j’ai juste laisser la vie suivre son cours et c’est ce que la vie veut en ce moment. Malgré que je suis en paix avec tout ça maintenant et que cette semaine est une des meilleures semaine que j’ai eu depuis que je suis au bureau, je suis triste de partir. Triste de ne plus voir la tête des mêmes personnes chaque jours, triste de devoir abandonner mes tâches administrative que j’aime tellement faire. Je compense en me disant que la fille qui prend ma place est sur la coche ! Je repense à tous les efforts que j’ai fait pour arriver à bâtir mes départements que j’étais la seule à faire et à avoir été engagée pour le faire. Je repense à quand j’étudiais pour mon permis de courtage en plus de travailler mon 8 heures par jour et je me dis que du mérite et que rien ne peut m’arrêter. Je me dis aussi que dans 1 ans si j’ai envie d’y retourner quand je vais enfin avoir mon permis de conduire, et bien il va encore avoir de la place pour moi. Sinon, cet emploi m’aura appris à savoir ce que je veux vraiment faire de ma vie et m’aura donner l’expérience que j’ai pour me trouver autre chose sans difficulté. C’est un autre chapitre de ma vie qui se termine et je remercie la vie de m’avoir donner cette job là, car sans elle, je n’aurais jamais habiter dans mon grand 5 1/2 et je n’aurais peut-être jamais construit ma relation amoureuse que j’ai aujourd’hui.
Il y a beaucoup de chapitre de ma vie qui se termine demain, je suis reconnaissante de toutes ces expériences et ces endroits, je suis en paix avec tout ces changements, mais je suis aussi nostalgique et triste de vivre tout ça pour une dernière fois. Merci d’avoir contribué à devenir la femme que je suis, et d’avoir la vie que j’ai. Merci d’avoir été un passage si important à mon évolution en tant que personne. Merci pour tous les bons souvenirs, les moments de guérison, les moments de joie seule ou entre amis. Merci de m’avoir permis de trouver la stabilité que j’ai aujourd’hui, car je crois que je n’en avais jamais connu autant depuis mon premier appartement. Je serai éternellement reconnaissante.
Love,
Arie xoxo













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