Je ne sais pas pour vous mais quand j’entends le mot virginité, mes oreilles qui frisent. C’est un concept passé date qui ne devrait même plus être mentionné, selon moi bien sur. Ça ne nous apprend rien par rapport à la valeur, ni même à la sexualité d’une personne.
La virginité c’est un concept social. Par définition, c’est une idée créer par la société, dicté par une croyance préconçue qui aide l’humain à trouver un sens à son existence. Ce mot est culturellement ancré. Quand on entend le mot « virginité », on pense vierge. Dans le catholicisme, la Vierge Marie possède ses pouvoirs de sainte grâce à sa virginité. Traditionnellement, la religion nous dit alors que tout sexe hors mariage est un péché. Une femme vierge, signifiant qu’elle n’a pas été touchée, est associée à la pureté et la propreté.
La présence de l’hymen était présenté comme la preuve irréfutable qu’il n’y avait jamais eu de pénétration. Mais ce n’est pas le cas. Chaque Hymen est différent pour chaque personne. C’est une fine couche de tissu qui ressemble à de la peau qui se trouve à quelque centimètre du tiers externe du vagin. Il peut se déchirer en mettant un tampon ou même en faisant du sport régulièrement. C’est possible qui bloque totalement ou partiellement, donc c’est pour cela que lors de la première relation sexuelle certaines personnes saignent beaucoup ou même pas du tout.
Pourquoi il faut le retirer de notre vocabulaire ?
- Banaliser ou carrément oublier le désir des femmes
- Excuser la perte de contrôle des hommes
- Perpétuer les stéréotypes de genre.
La virginité converge une pluralité de rapports de pouvoirs contrôlant le corps des femmes, leur attribuant des normes rigides.
Si on pousse l’analyse plus loin, les hommes ont beaucoup plus de liberté sexuelle que les femmes. C’est toujours elles qui se font taper sur les doigts si elles ont le malheur de parler de sexualité.
L’homme qui a plusieurs conquêtes est considéré comme un héros et on le félicite. On peut même voir ses conquêtes comme des trophées. Autre scénario : si l’adolescent de 13 ans a son premier rapport sexuelle, il devient « un homme ». Il devrait ressentir de la fierté d’avoir perdu sa « virginité ». À l’inverse, si la femme a plusieurs conquête dans la même semaine, elle se fera juger, on s’inquiétera pour elle et on ne la félicitera surement pas. À l’adolescence, la virginité est souvent présenté comme quelque chose de précieux qui doit être donner à quelqu’un de spécial. On déduit donc que le concept de virginité bénéficie davantage aux hommes, qu’aux femmes.
Le côté hétéronormatif
La virginité consolide la croyance (malheureusement encore populaire) que la seule façon d’avoir une relation sexuelle qui « compte » serait causée par la pénétration du pénis dans le canal vaginal, renforçant au passage la norme que la sexualité doit se vivre de manière hétérosexuelle et l’hétéronormativité.
Ma conclusion
On va mettre quelque chose au claire, qu’il y ait pénétration avec ou sans pénis ou pas de pénétration tout court, ça reste un rapport sexuel. Avec orgasme ou sans orgasme, c’est un rapport sexuel quand même.
La virginité c’est un concept over rated. Chaque personne devrait être en contrôle de leur premier contact avec le sexe. Que ce soit avec une personne spéciale ou pas. Que ce soit un one night ou pas. Il n’y devrait pas avoir de fierté relié avec le nombre de conquête que nous avons et la femme ne devrait encore moins être considéré comme un trophée. Une femme peut avoir la sexualité qu’elle veut et avec le nombre de partenaire qu’elle veut. Il n’y a pas de mention de devenir un « un homme » ou d’être une femme pure.
La sexualité est un spectre et vécu différemment par chaque personne. Il faut respecter la sexualité de tous et chacun et retirer le mot virginité de notre vocabulaire.
(Certains passage de cet article et l’inspiration provient de :https://www.noovomoi.ca/vivre/sexualite/virginite.html)


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