La maladie mentale c’est tabou. On ne veut pas en parler, on préfère faire l’autruche, rester la tête dans le sable au lieu de s’ouvrir les yeux. En parler c’est pas seulement s’ouvrir les yeux sur un sujet c’est aussi s’aider entre nous, car laisser moi vous dire, que je suis sur que la personne la plus proche de vous souffre d’une maladie mentale et c’est la personne que vous douteriez le moins! La maladie mentale n’a pas un profil en particulier, elle peut arrivée à n’importe qui, à n’importe quel moment de la vie d’une personne. Elle arrive à l’improviste pour pas mal n’importe qui. Comme une tempête qu’on attend pas dans le fond. Une tempête qu’on est pas prête à affronter parce qu’elle va purger son énergie au plus profond de nous dans les recoins les plus sombre. Dans les profondeur de quelqu’un pis c’est difficile de remonter à la surface. La profondeur attire pour noyer quelqu’un pis sortir pour reprendre son souffle, sa prend de la force, sa prend du courage. Par contre rien n’est impossible. Il suffit simplement d’en parler. Vous voyez comment c’est simple ? 200 mots et j’en ai parler. C’est déjà un bon début non ?
J’en parle parce que dans ma vie j’ai vécue beaucoup d’événements qui avait rapport avec la santé mentale. Le plus gros événement à été le décès de mon père par suicide et évidemment c’est un sujet qui me tiens à coeur. Aussi parce que j’ai eu moi même des pensées suicidaire dans ma vie et je n’ai pas peur de le dire bien haut et fort. Moi aussi j’ai eu envie de mourir à un moment ou un autre de ma vie. Mon père, c’est dépression, solitude et isolement. Dans mon cas, sa serait Anxiété et Dépression. Pour faire une longue histoire, une histoire courte, mon père a eu beaucoup de problème étant plus jeune, il a été violer, placer en centre jeunesse, il a un peu grandi dans le système dans un sens. Il était laisser à lui même à un très jeune âge, parce que sa mère avait autant de problème et avait de la difficulté à s’occuper d’elle même, alors un enfant était impossible. Il s’est débrouillé rapidement toute seul, avec aussi l’aide de ma mère quand il a eu un accident de travail qui a réduit son rêve de briqueteur en poussière. Il avait aussi des problèmes de consommation d’alcool, de drogues. Et on sait tous à quel point ce cocktail aide en rien pour le moral, les lendemains de veilles sont toujours difficiles, les remonté de drogues dure sont aussi difficile, voir même impossible. Comme ça été le cas pour Papa. Il avait toucher le bas fond, il voyait plus de lumière au bout du tunnel. Surtout il ne voyait pas l’aide qu’il aurait pus se procurer en allant voir des psy, suivre des thérapies, aller en désintox … Il n’y croyait pas. Tête de cochon en permanence, la pomme à pas tombée loin de l’arbre je le dis tout de suite! Donc au fil des années, sa santé mentale s’est dégradé et on ne pouvait plus rien faire. Il s’est enlever la vie en 2007, pendant l’été. Sa fais maintenant 12 ans. On s’est souvent dit ma mère et moi, mais comment on aurait pu l’aider, comment on aurait pu faire les choses différemment, mais on ne pouvait pas, car lui même ne voulait pas s’aider au final. Il était en dépression et croyait qu’il ne pouvait pas s’en sortir.. Si seulement il savait, qu’il aurait eu la force.
Tout ça étant dit, la pomme est pas tombée loin de l’arbre. Je suis pré-disposée à avoir une maladie mentale. Mon père a eu beaucoup d’épreuves dans sa vie et ça n’a pas aider son cas, car lui même était déjà pré-disposé à cause de sa mère dysfonctionnelle. Pour ma part, son suicide à été LE déclenchement de ma dépression et de mon anxiété.J’ai aussi un trouble TPL, diagnostiqué, quand je suis autour de personnes qui déclenche ce trouble que j’ai. Donc par exemple, je ne suis pas impulsive, je suis vraiment quelqu’un de calme, mais si une personne me met à bout, je deviens une autre personne. Je dis le déclenchement parce que tout mes » symptômes » se sont concrétiser à ce moment là. Ma peur d’être abandonnée, rejetée (que j’avais au secondaire, mais qui n’était pas un big deal si on peut dire.), les crises de paniques, le stress, l’anxiété, le manque de confiance en moi, l’isolement aussi. Le deuxième événement marquant dans ma vie à été la violence que j’ai subit dans le passé qui n’a certainement pas aider mon cas. À certain moment, j’ai eu vraiment de la difficulté à vivre avec moi même, comme si le mal que j’avais en dedans de moi, je n’étais pas capable de le canaliser, de le sortir. J’avais tellement mal à l’âme que je me demande encore comment je fais pour être encore sur cette terre parfois. Je le dis avec toute honnêteté et pas de légèreté. C’est dans ces moments de noirceur que j’ai envie d’aller rejoindre papa.
Ce qui fais que je suis ici encore aujourd’hui c’est ma mère. Elle me tient en vie. Je me dis que je ne peux pas lui faire revivre un suicide encore une fois dans sa vie. Je ne peux pas lui faire vivre un autre épreuve, elle en a assez bavé comme ça. Elle me donne 50% de la force dont j’ai besoin, le reste du 50% je l’ai trouver en dedans de moi. Je l’ai trouver en prenant du temps pour moi, de me trouver des passions, des hobbys, entre autre le yoga et l’écriture. Se sont 2 choses qui sont pour moi vraiment importante à mes yeux. Si non, je trouve la force en dedans de moi, en me parlant, en me disant que c’est une mauvaise passe et non une mauvaise vie. Que de mourir ne vas rien aider. Sa ne m’aidera pas et certainement pas ceux de mes proches. Sa va seulement empirer.
J’ai décider de parler de ce sujet de santé mentale parce que j’ai vu un post sur facebook, une jeune fille, Émilie Houle, qui s’est enlever la vie. Elle a laisser un message avant de mourir en disant qu’au Québec, il n’y a pas de ressource, que c’est difficile d’en avoir et que si sa ne se voit pas quand on va aux urgences et bien les médecins nous renvoie chez nous. C’était une jeune fille magnifique, elle était infirmière, elle avait une compagne, des amis, une famille qui l’aimait et malgré tous cela, elle n’a pas eu la force de rester parmi nous, elle n’a pas eu l’aide dont elle aurait eu besoin. Et sa m’a interpellé BIG TIME. Quand j’avais besoin d’aide, quand j’étais à mon plus bas, j’avais commencé un processus pour voir un psychologue et c’était formulaires, par dessus formulaire. C’était des preuves de travail, des preuves de comme quoi tu as vraiment besoin d’aide pour avoir de l’aide. C’est ridicule!! Comment une personne en dépression, qui n’a pas la froce de se lever le matin pour aller travailler, peut avoir la force de remplir Dix millions de maudit formulaires?!?!?! Et si ta pas d’argent pour aller au privé, et bien tu manges de la marde en gros. C’est pas mal comme ça que sa fonctionne. Sa me révolte. Il faut faire quelque chose au Québec et sa presse. C’est alarmant de voir que de jeunes adultes, des pères, des mères, des aînées, ta meilleure amie, ton chum s’enlever la vie parce qu’ils n’ont pas osé en parler, parce que quand ils l’ont fait, aucune aide ne leur a été apporté.
C’est tellement facile de se laisser aller dans se qui nous ronge à l’intérieur, d’essayer d’apaisé la peine de notre façon au lieu d’aller trouver la paix que nous pouvons tous avoir. C’est un chemin abrupt, plein d’obstacle, mais qui en vaut tellement la peine. Imaginez si on était pas tout seul pour le faire comment il y aurait moins de drame dans une vie. On dit que la vie est courte, mais en réalité c’est l’expérience la plus longue que nous allons expérimenter.
Merci d’avoir lu jusqu’ici, je le sais que c’est un long texte, mais sa valait la peine. Il faut pas oublier que ce n’est pas parce que la maladie ne se voit pas qu’elle n’en est pas une.
A xoxo
Toutes mes condoléances à la famille d’Émilie Houle. REST IN PEACE SWEET ANGEL
Ressources :
SUICIDE ACTION : 1·866·277·3553
ASSOCIATION CANADIENNE DE LA MALADIE MENTALE https://acsmquebec.org/
SOCIÉTÉ PRÉVENTION DU SUICIDE https://www.cpsquebec.ca/


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