Ce soir je suis assis dans mon grand appartement vide. Mon grand 5 1/2 sans vie. Je regarde autour de moi et il y même pas un mois il avait tellement de vie ici, même si j’avais pas grand chose. C’était chaleureux et invitant. Tranquille, Zen. Un refuge. Maintenant, même si c’est encore mon appartement jusqu’au 30 juin 2022, ce n’est plus chez moi. Je me sens une étrangère malgré que cet endroit est tant familier. Je rentre ici et je revois tous les souvenirs que j’ai ici, les bons me reviennent en tête, mais aussi j’ai les mauvais qui se cache pas si loin.
C’est mon premier refuge où je me sentais bien, où je me sentais vraiment chez moi. C’est le premier appart où je met autant d’effort pour me sentir bien, que je voulais vraiment avoir de mon goût même si cette partie du bloc ne m’appartiens pas. Je comptais restée ici longtemps, mes plans c’était de mettre assez d’argent de côté pour pouvoir partir d’ici en maison. Les plans qu’on se fait dans la vie changent et parfois c’est dure à accepter, même si ce qui s’en vient est beau, C’est la première fois depuis au moins 6 ans que je ne me sens pas lancer d’un bord et l’autre. La première fois que j’ai vraiment un pied à terre et un endroit où retourné si ça tourne mal. Toutes mes choses étaient à la même place, je ne vivais plus dans mes sacs, dans mes boîtes. J’avais une place à moi, une place pour me réfugié et être en sécurité quand le monde s’écroulait autour de moi. Je ne sens plus ça au moment où j’écris ces lignes.
J’ai eu une conscience la semaine passée quand j’étais ici, que quand je suis déménagé, j’avais un entourage. J’avais un cercle d’amis, une vie qui semblait selon moi remplie. Je me rattachais beaucoup à ici, même si mon but avant de déménager ici était de retournée sur la Rive Nord. La Rive Sud s’ouvrait à moi à cœur ouvert et je me disais que tout m’amenait à ce que je sois ici. Mon cercle d’amis, ma job, un bel appart… Mais ce que j’ai réalisé la semaine dernière, c’est que depuis novembre 2020, toutes les personnes que je pensais être mes amis ne le sont plus. Je vivais encore dans un monde superficiel, entourée de personne toxique pour ma personne. La vie a encore fait un tri et même avec les personnes que je pensais super proche de moi… Ça m’a hit en pleine face. J’étais toute seule dans mon salon, avec personne à qui parler de comment je me sentais. De comment partir d’ici me faisait du bien, mais me faisait mal. J’aurais aimé parler du chapitre de ma vie qui se termine et le nouveau qui commence. J’aurais aimer exprimé comment ma solitude me faisait mal à ce moment précis. J’ai juste abandonner l’idée. Je suis aller me coucher et le lendemain j’ai faite comme si de rien était, même si j’en ai pleurer à avoir une crise de panique avant de dormir. Personne devrait se sentir seule au monde au point de s’endormir en pleurant le soir. Ce qui fait le plus mal c’est de réaliser que je pensais que ces personnes là allaient être toujours là pour moi. Que je m’étais enfin trouvé des personnes en or. Au final, c’était seulement un passage. Ça été beau le temps que ça durer, mais maintenant c’est terminé.
J’ai hâte de plus me sentir toute seule dans une place où je me sentais si bien il y a pas si longtemps. En ce moment je vis un peu dans mes sacs et beaucoup dans mes boîtes. Je n’aime pas ça. J’ai hâte de partir d’ici et jamais me retournée, d’être avec la personne qui me fait sentir entourée même si on est seulement que deux. C’est difficile parce que depuis que j’ai 18 ans je me débrouille pas mal toute seule et j’ai appris a cope avec le sentiment de solitude que j’ai eu depuis ce temps là. Ça fait peur de me dire que la seule personne avec qui je me sens pas seule pourrait s’en aller du jour au lendemain. Je me sens fragile, mais si forte en même temps, c’est difficile à expliquer. Je me lance dans une vie que jamais je pensais avoir, mais qu’au final c’est vrai et sain. J’ai peur parce qu’une partie de moi est encore attaché à cet appartement que j’appelais maison, mais ma nouvelle maison n’est plus ici. Je l’ai réalisé en regardant autour de moi, plus rien ne me rattache ici, sauf mon appart. Tout autour de moi est inconnu, comme si ça faisait pas déjà 1 ans et demi que j’habite ici. Je m’étais fait des points de repère, je ne les ai plus.
J’ai eu des doutes, des hésitations, j’ai eu envie de backoff, j’ai eu envie de tout crisser ça là. J’ai eu envie de partir plus vite, d’avancer plus vite, de tout déménager et ne plus jamais me retournée. J’ai eu les montagnes russes en moi et je les ai encore, mais elles sont moins forte maintenant. Ce qui est encore fort c’est le sentiment de solitude qui est en moi et qui ne me quittera jamais je pense. Je me suis posée la question pourquoi est-ce qu’à chaque fois que je pense avoir trouver ma place, mes personnes, tout me pète en pleine face? Qu’est ce que je fais de pas correcte ? Pis je me suis faite dire que la vie c’était comme ça, que j’avais à apprendre de ses personnes là, et qu’elle devaient quittées mon chemin de vie. On m’a dit de ne jamais changer, de toujours rester la personne que je suis parce que c’est eux les perdants. Et je suis d’accord. Je donne toujours mon 110% avec les personnes que j’aiment. Ce que j’ai en retour ? Pas grand chose. Je me suis jamais fait offert ce que moi j’ai offert aux autres. Encore une fois, j’ai trop donner de ma personne pour absolument rien. J’ai gaspiller mon énergie et mes ressources. Je suis tannée.
Je me dis que c’est mieux d’être seule à deux, avec une personne qui donne autant que je donne. Qui est là, autant que moi je le suis. Qui me comprend et qui m’écoute. C’est pour cela que je fais confiance à la vie de m’amener aussi loin de la ville, aussi loin de tout ce que je connais. J’ai besoin de m’éloigner pour me rapprocher encore plus. Mon grand appartement vide fait juste me confirmer que j’ai fait le bon choix et de ne pas regarder en arrière.
Ce chapitre est clos. Le nouveau commence tout juste.
A.


Répondre à Hello Spring! Annuler la réponse.