My story : Mon homophobie intériorisée.

Pendant mon parcours de savoir quel était ma sexualité, je me suis demandée si je me voyais en couple avec une fille ou si c’était seulement pour le sexe. Je me disais, j’ai jamais été en couple avec une fille, et je n’avais pas non plus l’occasion de rencontrer des filles, donc je me disais que c’était seulement dans ma tête et que j’étais au gars, mais qu’une fille une fois de temps en temps c’était nice.

Je ne me voyais pas avec des filles, je me disais que c’était impossible, que je voulais une famille, me mariée et pas me faire juger, pas être différente des autres. Je me disais que c’était plus facile d’être avec un gars, que je me casserais moins la tête comme ça… Je me disais aussi que c’était plus facile si j’étais juste attirer par un sexe seulement.

J’étais ado quand tout ça se passait dans ma tête, que je me posais des questions sur ma sexualité. Je savais que c’était ok et qu’il n’y avait pas de problème à ce que je sois bisexuelle ou lesbienne ou aucun des deux. Mais je n’avais aucune exemple ou même une idée de qu’être en couple avec une fille pouvait ressembler. C’est pour ça que dans ma tête tout ne fonctionnait pas et que je ne me faisais pas à l’idée que c’était possible et que je ne l’acceptais pas.

Par après, j’ai compris que c’était possible et de seulement me laisser la possibilité d’explorer et de me laisser du temps aussi, que ce n’était pas parce que ça ne fonctionnait pas avec une fille, que c’était parce que je n’étais pas attirer envers les filles ou que je ne me voyais pas en couple avec une. C’est seulement que c’était pas la bonne personne pour moi, comme quand j’allais en date avec des gars et que ça ne fonctionnait pas non plus.

Il y avait aussi les commentaires des filles 100% affirmée, qui me disait : comment tu sais que tu es aux filles si tu as jamais été en couple avec une fille ? Ou même que tu n’as jamais embrasser une fille ? Ces commentaires la ne m’aidait pas non plus pour m’accepter ou même expérimenter. Je me disais que si je n’essaye pas je ne pouvais pas savoir et que si personne ne me donnait la chance d’essayer je ne pouvais encore moins savoir. Je me disais que wow, je ne peux pas crois que je subis de l’intimidation de cette façon. Ça ne faisait qu’augmenter mon homophobie intériorisée à ce moment-là, mais je ne savais pas que ce terme existait.

C’est en faisant des recherches il y a quelques années que j’ai appris ce concept et que c’était par rapport à l’hétéronormativité dans lequel on vit et qu’il y avait beaucoup d’entre nous qui se sentait de cette façon sans savoir exactement ce qu’était ce concept. Tout faisait son sens quand j’ai compris de où ça venait. Pourtant j’étais sur de mon identité, que j’aimais autant les filles que les hommes. Ça s’est confirmer après ma première relation avec une fille que j’étais vraiment plus aux femmes qu’aux hommes, mais j’étais sur à 100% que je n’étais pas seulement attiré vers un sexe étant adolescente. Je trouve ça dommage que beaucoup d’entre nous se sente de cette façon là, et que c’est pour ça qu’on hésite à faire un comingout ou que c’est pour ça que ça prend autant de temps savoir quel est notre sexualité.

Je fais cet article simplement pour démontrer que même si j’étais affirmé à 11 ans et encore plus aujourd’hui, je ne suis pas passer à côté de l’homophobie intériorisée. Ça touche tout le monde, sans même le vouloir ou savoir ce que c’est.

Love, Arie xox


En savoir plus sur Les Éditions AC

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Une réponse à « My story : Mon homophobie intériorisée. »

  1. […] #PrideMonth2022; Mon homophobie intériorisée […]

    J’aime

Répondre à #PrideMonth ; Menu. Annuler la réponse.